Le Burkina Faso veut coopérer avec la Russie tout en gardant sa liberté de décision. C’est ce qu’a affirmé le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, dans un entretien accordé à la chaîne russe RT, le 27 octobre 2026, à Moscou, en marge du troisième Sommet Russie-Afrique.
Pour lui, le rapprochement avec Moscou ne signifie pas que le Burkina Faso remplace une tutelle par une autre. « Nous avons quitté un type de coopération pour un autre type de coopération », a-t-il expliqué. Il a ainsi défendu des relations fondées sur le respect mutuel et les intérêts des deux pays.
Le Premier ministre a également expliqué que la rupture avec la politique française ne signifiait pas que le Burkina Faso était contre le peuple français. Il a plutôt dénoncé les ingérences et les accords qui, selon lui, ne respectaient pas suffisamment les intérêts du pays.
Le Gouvernement attend surtout des résultats concrets de ses partenariats. Il veut former davantage de compétences nationales, accéder à de nouvelles technologies, produire plus de biens au Burkina Faso et transformer les ressources minières sur place.
Sur le plan sécuritaire, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a déclaré que plus de 74 % du territoire national était consolidé. Il a précisé que ce chiffre concernait les zones reconquises et sécurisées durablement, où les populations déplacées ont pu retourner dans leurs localités. Il a aussi souligné l’apport du partenariat russe dans le renforcement des capacités des Forces combattantes.
Enfin, le Premier ministre a dénoncé les fausses informations visant les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), qui regroupe le Burkina Faso, le Mali et le Niger.
À Moscou, le message du Gouvernement burkinabè est clair : le pays veut choisir librement ses partenaires et faire en sorte que chaque coopération contribue à sa sécurité et à son développement.
Yolande Bazié
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