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Des experts afrodescendants réunis à Ouagadougou appellent à la rupture avec le FMI et le franc CFA pour une Afrique économiquement souveraine.

À la faveur de la visite d’Afrodescendants au Burkina Faso, un panel sur la dette africaine et la souveraineté monétaire s’est tenu le 30 octobre à Ouagadougou. Organisé par l’Institut de développement de la diaspora africaine (ADDI), l’événement visait à interpeller sur l’asservissement économique du continent à travers le FMI, le franc CFA et le pillage des ressources naturelles.
Parmi les intervenants figuraient le Dr Wallace Williams, Chairman de l’Afrika International Chamber of Commerce, et M. Nunumisa Beenunula, qui ont dénoncé le « cercle vicieux » de la dette orchestré par les institutions de Bretton Woods. Selon eux, l’Afrique n’est pas débitrice mais créancière, car ses ressources sont exploitées depuis des décennies à des prix dérisoires.

« Nous ne leur devons rien. Ils nous vendent du papier et prennent nos ressources », a martelé le Dr Wallace Williams, plaidant pour un audit des dettes africaines et une rupture économique totale avec les institutions financières occidentales.
Les échanges ont également rappelé la disparition des leaders panafricanistes tels que Thomas Sankara, Kadhafi ou Robert Mugabe, présentés comme victimes d’un système hostile à toute indépendance africaine.
Le Directeur d’ADDI à Houston (Texas), Salvado Ngale, a salué le leadership du Capitaine Ibrahim Traoré et de ses homologues du Mali et du Niger, qu’il considère comme les piliers d’une renaissance économique sahélienne.
Pour sortir durablement de la dépendance, les intervenants ont préconisé :
L’investissement dans les ressources naturelles africaines comme levier d’autonomie économique. La création d’une monnaie africaine souveraine, en remplacement du franc CFA. Le rapatriement des réserves d’or détenues à l’étranger. La mise en place d’une task force continentale sur la dette.
« Le franc CFA est l’arme qu’ils utilisent pour vous garder dans la pauvreté économique », a affirmé le Dr Williams, appelant à son éradication totale.
Benson Kasue, Chief Financer de l’ADDI, a soutenu cette position tout en plaidant pour une coopération monétaire continentale, estimant qu’une union régionale, notamment au Sahel, pourrait servir de base à une monnaie unique africaine.
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