Les partis politiques bissau-guinéens disposent désormais de sept jours ouvrables pour déplacer leurs sièges lorsqu’ils se trouvent à moins de 500 mètres de certains sites sensibles. La mesure concerne notamment les sièges des organes de souveraineté, les hôpitaux, les représentations diplomatiques ainsi que les unités militaires et paramilitaires.
La décision a été prise le 14 septembre par le Haut Commandement militaire pour la restauration de la sécurité et de l’ordre public. Aucun parti n’est nommément cité dans la résolution, qui s’appuie sur une loi adoptée en février 2026 encadrant l’implantation des sièges des formations politiques.
Le texte charge le ministre de l’Intérieur de veiller à l’application de la mesure. Les autorités justifient cette disposition par la volonté de préserver le climat de paix et de sécurité dans le pays.
Cette décision intervient alors que la Guinée-Bissau prépare les prochaines élections générales annoncées pour le 6 décembre 2026. Elle intervient également quelques semaines après le référendum constitutionnel du 30 août, dont les résultats officiels ont donné la victoire au « oui » avec 70 % des suffrages valides.
Les formations politiques concernées devront donc se conformer à la nouvelle règle dans le délai fixé par les autorités.
Yolande Bazié
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