La nuit, certains automobilistes et conducteurs de deux-roues semblent prendre davantage de libertés avec le Code de la route. Casques mal portés, conduite après consommation d’alcool, défaut d’éclairage ou encore phares trop puissants figurent parmi les infractions relevées lors d’un contrôle nocturne mené à Ouagadougou.
Dans la nuit du 29 août, les agents de l’ONASER, accompagnés de la Police nationale, ont effectué des contrôles à l’intersection de la RN5, route de Pô, et de l’avenue Sembene Ousmane. Les deux-roues et trois-roues ont particulièrement été ciblés.
Premier constat, le port du casque reste problématique chez certains usagers. Des conducteurs contrôlés ont dû remettre correctement leur équipement avant de poursuivre leur chemin. Une situation qui, selon les agents, traduit un relâchement des comportements dès la tombée de la nuit.
L’alcool au volant a également été vérifié. Les éthylotests ont permis de détecter différents profils, allant des conducteurs n’ayant pas consommé d’alcool à ceux dont le taux dépassait les limites autorisées.
Les véhicules ont aussi été examinés sous toutes leurs coutures. Des défauts d’éclairage ont été constatés, tout comme l’utilisation de projecteurs particulièrement puissants en remplacement des phares classiques. Ces dispositifs peuvent éblouir les autres conducteurs et augmenter les risques d’accident.
Autre point vérifié, la présence des équipements de sécurité à bord des véhicules. Extincteur, triangle de présignalisation et boîte à pharmacie ont notamment fait l’objet de contrôles.
Ces opérations se poursuivent jusqu’au 2 septembre à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, avant de s’étendre aux Routes nationales. L’objectif est surtout de corriger les mauvaises habitudes qui, parfois, peuvent transformer un simple trajet nocturne en accident.
Yolande Bazié
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