La réponse d’Alger se veut sans ambiguïté après les violents incendies qui ont endeuillé plusieurs régions du pays. Le président Abdelmadjid Tebboune a ordonné la modification du Code pénal afin de permettre la condamnation à mort des personnes reconnues coupables d’avoir volontairement déclenché des feux de forêt.
La mesure doit être préparée avant le 15 septembre et suivre la procédure législative avant son examen par le Parlement. Le chef de l’État a également demandé que les condamnations soient exécutées une fois toutes les voies de recours épuisées.
Cette décision intervient après une série d’incendies qui ont frappé notamment les régions de Jijel, Béjaïa et Tizi-Ouzou. Le bilan officiel fait état d’au moins 12 morts et de 54 blessés, dont plusieurs dans un état grave.
Les autorités privilégient par ailleurs la piste d’actes volontaires dans certains foyers. Plusieurs personnes soupçonnées d’avoir participé au déclenchement des incendies ont été arrêtées, tandis que des enquêtes sont en cours pour déterminer les responsabilités.
La réforme annoncée marquerait un tournant important dans la politique pénale algérienne. Si la peine de mort figure toujours dans le Code pénal, aucune exécution n’a eu lieu dans le pays depuis 1993. Son application aux auteurs d’incendies volontaires relancerait donc un débat longtemps resté en suspens.
Yolande Bazié
En savoir plus sur Nouvelles Afrique
Subscribe to get the latest posts sent to your email.






