Le Burkina Faso poursuit son ambition de transformer davantage ses matières premières sur son territoire. Les travaux de deux unités industrielles de production de farine, l’une à Banfora et l’autre à Bobo-Dioulasso, progressent et devraient contribuer à renforcer l’offre nationale tout en créant des emplois.

En tournée dans les régions des Cascades et des Hauts-Bassins, le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, a inspecté les chantiers de la Minoterie du Faso (MINOFA). Cette visite avait pour objectif d’évaluer l’état d’avancement des travaux et de donner des orientations pour accélérer leur réalisation.

À Banfora, le ministre a visité le futur moulin à maïs, destiné à valoriser la production locale grâce à la transformation de la céréale en farine. Il s’est également rendu à la boulangerie-pâtisserie de la Comoé, une boutique MINOFA, où il a salué l’engagement du personnel avant d’insister sur le respect des délais de livraison des infrastructures.

À Bobo-Dioulasso, les travaux de l’usine de farine de blé ont atteint 65 % de réalisation. D’un coût de plus de 3 milliards de FCFA, cette unité affichera une capacité de production de 150 tonnes de farine par jour. Sa mise en service devrait générer plusieurs centaines d’emplois et renforcer les capacités nationales de transformation.

Pour le ministre Serge Gnaniodem Poda, ces projets traduisent la volonté des autorités de développer une industrie capable de transformer les matières premières locales, de répondre aux besoins du marché national et, à terme, de conquérir des débouchés à l’exportation. Une orientation qui s’inscrit dans la stratégie de souveraineté industrielle et de création de valeur ajoutée au Burkina Faso.
Yolande Bazié
En savoir plus sur Nouvelles Afrique
Subscribe to get the latest posts sent to your email.






