Le président Lula a censuré jeudi 8 janvier une loi adoptée par le Parlement prévoyant une forte réduction de la durée de l’incarcération de son prédécesseur Jair Bolsonaro.
Ce dernier purge une peine de 27 ans de prison pour avoir tenté de se maintenir au pouvoir malgré sa défaite à l’élection présidentielle.
Le veto présidentiel intervient à une date hautement symbolique: il a été signé lors d’une cérémonie officielle marquant le troisième anniversaire des émeutes du 8 janvier 2023.
« Le 8 janvier est entré dans notre histoire comme le jour de la victoire de notre démocratie sur ceux qui ont tenté de prendre le pouvoir par la force, au mépris de la volonté populaire exprimée dans les urnes », a déclaré le chef de l’Etat lors de ce rassemblement.
Dans ces conditions, selon les règles en vigueur, Jair Bolsonaro pourrait demeurer incarcéré environ huit ans avant de bénéficier d’un éventuel aménagement de peine.
Il convient de rappeler que, malgré ce veto, les parlementaires pourraient avoir le dernier mot, puisqu’ils ont le pouvoir d’annuler un veto présidentiel s’ils obtiennent la majorité nécessaire lors du vote.
Cheick Omar Ouedraogo
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