La décision est sans appel. Treize ans après des faits qui avaient semé la peur à Bobo-Dioulasso, la chambre criminelle de la Cour d’appel a confirmé, le 13 avril 2026, la condamnation à l’emprisonnement à vie d’A.L.
Déjà jugé et condamné le 13 juin 2022, l’accusé avait saisi la juridiction d’appel pour obtenir une réduction de peine. Il n’a pas convaincu la Cour.
Né en 1981 à Fada N’Gourma, cultivateur et père d’un enfant, A.L. est incarcéré depuis 2013. À la barre, il a reconnu les faits. « Je reconnais avoir commis ces faits, mais je demande pardon », a-t-il déclaré d’une voix posée. À la question des juges, il affirme regretter ses actes.
Il conteste toutefois avoir consommé la chair de ses victimes. Il admet en revanche avoir utilisé du sang humain dans le cadre de pratiques rituelles liées à ses fétiches, précisant que ces objets n’existent plus aujourd’hui.
Pour le ministère public, la gravité des crimes ne laisse aucune place à l’indulgence.
Les faits, qui avaient profondément choqué l’opinion en 2013, avaient marqué durablement les esprits. Le procureur général a requis la confirmation de la peine maximale. La Cour l’a suivie.
À l’époque, l’accusé vivait reclus dans une grotte en brousse, au secteur 25 de Bobo-Dioulasso, le long de la RN1. Selon le dossier, plusieurs personnes ont été tuées dans un contexte de pratiques rituelles, parmi lesquelles un enfant de 8 ans.
En confirmant la réclusion criminelle à perpétuité, la justice réaffirme sa fermeté face à des crimes d’une gravité exceptionnelle.
A. Flora BARO
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