En Algérie, les préparatifs de la campagne céréalière 2026-2027 s’accompagnent d’un dispositif renforcé en faveur des agriculteurs. À Oran, les exploitants sont invités à anticiper leurs demandes de financement afin de disposer, à temps, des moyens nécessaires pour les travaux de labour et de semis.
Au cœur de cet accompagnement figure le crédit « Rafiq ». Ce dispositif permet aux producteurs de financer plusieurs besoins essentiels de leur exploitation, notamment l’achat de semences, d’engrais, de produits phytosanitaires, d’aliments pour le bétail, d’équipements d’irrigation ainsi que certaines dépenses liées au stockage. Autre avantage, les intérêts du crédit sont pris en charge par le ministère de l’Agriculture. La durée de financement peut aller jusqu’à deux ans, avec un remboursement étalé sur six à 24 mois.
L’accès aux intrants est également facilité par d’autres mécanismes. Le « crédit fournisseur » permet notamment aux agriculteurs d’obtenir des semences sans paiement anticipé, afin de respecter plus facilement le calendrier des semis. Des actions d’encadrement technique sont aussi déployées sur le terrain, avec des journées de vulgarisation destinées aux producteurs.
La modernisation des exploitations figure également parmi les priorités. L’État accompagne l’acquisition de matériels agricoles afin de renforcer les capacités de production et de mécanisation.
En parallèle, l’Algérie poursuit le renforcement de ses infrastructures de stockage. Cinq nouveaux silos à céréales sont prévus en 2026, pour une capacité globale de 5 millions de quintaux, tandis que d’autres structures de stockage sont déjà en cours de réalisation.
À travers ces mesures, l’objectif est de donner aux agriculteurs davantage de moyens pour produire, de sécuriser les récoltes et de renforcer progressivement la souveraineté alimentaire du pays.
Yolande Bazié
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