L’Algérie franchit une étape historique avec l’élection de Khalida Boufedech à la présidence de l’Assemblée populaire nationale (APN). La députée du Front de libération nationale (FLN) devient ainsi la première femme à diriger la chambre basse du Parlement depuis l’indépendance du pays. En accédant à la présidence de l’APN, elle devient également la troisième personnalité de l’État dans l’ordre protocolaire algérien, marquant une avancée historique pour la représentation des femmes au sommet des institutions du pays.
Élue mardi à l’issue de la séance d’installation de la nouvelle Assemblée issue des élections législatives du 2 juillet, Khalida Boufedech a largement remporté le scrutin avec 302 voix. Elle s’est imposée face à Amine Allouche, candidat de la mouvance islamique, qui a obtenu 57 suffrages, et à Rachid Hassani du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), crédité de 7 voix.
Âgée de 44 ans, Khalida Boufedech est médecin de formation. Diplômée en médecine générale de l’Université d’Alger en 2008, elle s’est ensuite spécialisée en allergologie et en immunologie clinique. Elle a exercé dans plusieurs établissements de santé de la capitale, notamment à l’hôpital d’Aïn Taya et au Centre hospitalo-universitaire de Beni Messous, avant d’être nommée, en 2023, cheffe de service à la Direction de la santé de la wilaya d’Alger.
Son parcours politique s’est construit au niveau local. Avant son entrée à l’Assemblée nationale, elle a été élue à deux reprises au sein de l’Assemblée populaire communale de Bordj El Bahri entre 2012 et 2017, puis à l’Assemblée populaire de wilaya d’Alger en 2021.
Djamila Kambou
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