48 heures. C’est le temps qu’il aura fallu pour que la polémique autour de France 24 se transforme en sanction. Après une mise en demeure de la HAC, le régulateur guinéen a décidé, dès le lendemain (ce jeudi 17 septembre), d’interdire la diffusion de la chaîne française sur l’ensemble du territoire.
En cause : l’utilisation de termes jugés attentatoires à la dignité du chef de l’État, notamment la qualification de « putschiste » attribuée à Mamadi Doumbouya. Mise en demeure de procéder aux rectifications éditoriales requises, France 24 ne s’y est pas conformée, selon la HAC.
La mesure d’interdiction ne se limite pas au signal télévisé. Selon l’acte officiel, l’interdiction s’étend à l’ensemble des vecteurs techniques de transmission de France 24, notamment le satellite, le câble, les applications mobiles, les sites internet ainsi que les réseaux sociaux.
Retrait des accréditations et blocage numérique
Parallèlement, le régulateur retire avec effet immédiat l’ensemble des accréditations de presse accordées aux correspondants, envoyés spéciaux et collaborateurs de France 24 opérant en Guinée.
Pour garantir l’application stricte de cette sanction, la décision réquisitionne l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications (ARPT) afin de procéder au blocage technique sans délai de tous les accès numériques (flux de streaming, applications et sites web).
De son côté, le distributeur du bouquet Canal+ Guinée est sommé de couper immédiatement le signal de la chaîne.
Cheick Omar Ouedraogo
En savoir plus sur Nouvelles Afrique
Subscribe to get the latest posts sent to your email.






