Un matin ou un soir, un père, une mère, un enfant, un proche ou un ami quitte son domicile sans jamais y revenir. Son trajet s’est brutalement arrêté sur la route. Sa monture, gravement endommagée, porte les stigmates du violent choc qui lui a coûté la vie.
Au cours du premier semestre 2026, 646 personnes ont perdu la vie dans un accident de la circulation routière. Dans le même temps, 8 997 personnes ont été blessées, certaines légèrement, d’autres grièvement. Pour bon nombre d’entre elles, les séquelles physiques et psychologiques resteront à jamais.
Pourtant, une grande partie de ces drames aurait pu être évitée. Le respect du Code de la route et une plus grande tolérance entre les usagers auraient suffi, dans bien des cas, à empêcher que ces trajets ne se terminent en tragédie.
Face à ce lourd bilan, les autorités multiplient les actions de sensibilisation, de prévention et de répression afin de préserver des vies. L’objectif est clair : faire de la route un espace de circulation et non un chemin qui conduit au cimetière.
La vidéoverbalisation, qui entre en vigueur le 1er août 2026 à Ouagadougou, s’inscrit dans cette dynamique de responsabilisation des usagers de la route et de lutte contre les comportements à risque.
À sept jours de son déploiement, le ministère de la Sécurité renouvelle son appel à la prudence. Il invite tous les usagers de la route à adopter un comportement responsable sur les routes.
Cheick Omar Ouedraogo
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