Le ministère tchadien de la Justice et des Droits humains dément toute implication du Premier ministre dans la procédure disciplinaire engagée contre deux greffières du Tribunal de grande instance de N’Djamena, Me Aïcha Souleyman Ibrahim et Me Kidana Ganda Nadège. Les faits reprochés sont notamment liés à une présumée usurpation de titre, l’emploi de personnes étrangères au service, la perte ou la dissimulation de dossiers, des difficultés relationnelles et des absences répétées.
Dans un communiqué, le ministère explique que la procédure a été déclenchée après une dénonciation de leur supérieur hiérarchique auprès de la ministre de la Justice, Garde des Sceaux, au sujet de faits présumés contraires à leurs obligations professionnelles.
Saisie de l’affaire, l’Inspection générale des services judiciaires et pénitentiaires a mené des investigations et entendu les deux agentes concernées. À l’issue de ses travaux, elle aurait relevé plusieurs manquements liés à l’exercice de leurs fonctions et recommandé leur suspension provisoire, en attendant leur passage devant la Commission administrative et paritaire (CAP).
Le ministère tient surtout à lever toute ambiguïté concernant le Premier ministre, Allah-Maye Halina. Contrairement à certaines informations relayées dans la presse locale, celui-ci serait totalement étranger à cette procédure disciplinaire, précise le communiqué.
La procédure n’est toutefois pas terminée. Les deux greffières doivent prochainement comparaître devant la Commission administrative et paritaire, où elles pourront présenter leurs moyens de défense avant toute décision définitive.
Djamila Kambou
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