Le Soudan est en deuil. Depuis le samedi 10 octobre, le pays peine à se remettre d’un drame qui a emporté 72 de ses citoyens. Le deuil qui a plongé des familles dans la douleur ne saurait être relégué au rang d’un simple fait divers.
Face à l’ampleur de cette tragédie, le chef de l’armée soudanaise, Abdel Fattah al-Burhan, a ordonné l’ouverture d’une enquête. Objectif : faire toute la lumière sur les circonstances de cette frappe aérienne meurtrière qui a ciblé une mine d’or située près de la frontière égyptienne.
La commission d’enquête est notamment composée de procureurs, de magistrats et de représentants de la sécurité « pour enquêter sur les circonstances de l’incident » et « soumettre un rapport sur les résultats ».
Mais avant même que l’enquête ne livre ses conclusions, les accusations fusent. L’organisation de défense des droits humains Emergency Lawyers pointe du doigt l’Égypte, qu’elle accuse d’en être l’auteure.
Une mise en cause qui place Le Caire sous pression, alors qu’aucune réaction officielle des autorités égyptiennes n’a, pour l’heure, été enregistrée.
Cheick Omar Ouedraogo
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