Le cobalt congolais est au cœur d’une nouvelle controverse. Une étude scientifique alerte sur la présence possible d’uranium naturel dans une partie du cobalt exporté par la République démocratique du Congo, relançant les questions sur le contrôle et la traçabilité des minerais stratégiques du pays.
Selon les chercheurs, certains minerais extraits dans le sud-est de la RDC contiendraient naturellement de l’uranium, qui pourrait se retrouver mélangé aux produits issus du traitement du cobalt avant leur expédition vers les marchés internationaux.
Ces révélations soulèvent des interrogations sur les volumes concernés et sur les mécanismes de surveillance mis en place autour de ces exportations. L’uranium étant une matière hautement réglementée, sa présence éventuelle dans une chaîne d’approvisionnement mondiale pourrait avoir des conséquences importantes.
Kinshasa a annoncé des vérifications pour faire la lumière sur cette affaire et renforcer les dispositifs de contrôle autour de ses ressources minières.
Cette controverse intervient alors que la RDC cherche à mieux valoriser ses minerais stratégiques et à renforcer sa souveraineté sur une ressource devenue indispensable à l’industrie mondiale des batteries électriques.
Yolande Bazié
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