Plus de 500 restes humains conservés dans des institutions belges sont au cœur d’une demande officielle de restitution formulée par la République démocratique du Congo, qui souhaite leur retour sur le continent africain plus d’un siècle après leur transfert durant la période coloniale.
Portée par le gouvernement de la Première ministre Judith Suminwa, la requête concerne principalement des crânes et d’autres restes humains conservés au Muséum des sciences naturelles de Bruxelles ainsi que dans plusieurs autres collections publiques.
Selon les autorités congolaises, ces restes appartiennent à des personnes originaires de l’actuelle RDC, mais aussi du Rwanda et du Burundi. Kinshasa estime qu’ils doivent être rapatriés afin de permettre leur inhumation conformément aux traditions des communautés concernées.
Cette demande s’inscrit dans un débat plus large sur la restitution des biens culturels et des restes humains acquis durant la période coloniale. Ces dernières années, plusieurs États africains ont engagé des démarches similaires auprès d’institutions européennes.
En Belgique, une loi adoptée en 2022 a ouvert la voie à la restitution de certains biens culturels acquis dans un contexte colonial. Les discussions se poursuivent toutefois sur les modalités de retour des restes humains conservés dans les collections publiques.
La requête congolaise relance ainsi les échanges entre Kinshasa et Bruxelles autour des questions mémorielles liées à l’histoire coloniale et à la gestion du patrimoine conservé en Europe.
Yolande Bazié
En savoir plus sur Nouvelles Afrique
Subscribe to get the latest posts sent to your email.






