Le Burkina Faso a partagé son expérience en matière de réduction des inégalités et de renforcement du capital humain, lors de la réunion régionale africaine consacrée au bilan à mi-parcours du Programme d’action de Doha pour les Pays les moins avancés (PMA), tenue les 8 et 9 septembre 2026 à Addis-Abeba, en Éthiopie.
Conduite par le Directeur de Cabinet du ministre des Affaires étrangères, Dieudonné Désiré Sougouri, la délégation burkinabè a présenté les mesures engagées par le pays pour renforcer son capital humain, réduire les vulnérabilités et accélérer la transformation de son économie.
Organisée par la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) et le Bureau du Haut-Représentant des Nations unies pour les PMA, les pays en développement sans littoral et les petits États insulaires en développement, cette rencontre visait à évaluer les progrès réalisés par les PMA africains depuis l’adoption du Programme d’action de Doha en 2022.
Durant les deux jours de travaux, les participants ont notamment échangé sur la lutte contre la pauvreté, le développement du capital humain, l’innovation technologique, la transformation économique, le commerce, l’intégration régionale, le changement climatique et la mobilisation des financements en faveur du développement durable.
À cette occasion, le Burkina Faso a défendu l’idée d’une transformation profonde de son modèle économique. La délégation a relevé que les économies africaines ont longtemps été cantonnées à l’exportation de matières premières brutes, les exposant aux fluctuations des cours internationaux, tandis que les produits finis à forte valeur ajoutée étaient importés.
Face à cette situation, Ouagadougou entend promouvoir une économie endogène, résiliente et davantage créatrice de valeur sur le territoire national.
Sur le volet de l’intégration régionale, le Burkina Faso a également mis en avant la création de la Confédération des États du Sahel (AES) par le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Pour la délégation, cette initiative constitue une réponse aux limites observées dans les mécanismes d’intégration traditionnels et traduit l’ambition de construire un espace régional capable de soutenir le développement économique des États membres.
Le Burkina Faso entend ainsi présenter l’AES non seulement comme un cadre de coopération sécuritaire, mais également comme un levier d’intégration économique et de transformation des économies sahéliennes.
Adopté en mars 2022, le Programme d’action de Doha 2022-2031 vise notamment à accompagner les PMA vers une sortie durable de cette catégorie.
Djamila Kambou
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