Les sachets plastiques non biodégradables vivent leurs derniers mois dans les supermarchés de Niamey. Les autorités nigériennes ont accordé un délai de six mois aux commerçants pour s’en débarrasser. Passé ce délai, leur production, leur importation, leur commercialisation et leur utilisation seront passibles de sanctions.
Cette décision vient renforcer l’application de la loi de 2014, restée largement inappliquée pendant plusieurs années. Les autorités veulent mettre un terme à la prolifération de ces déchets, responsables notamment de l’obstruction des caniveaux et de la dégradation de l’environnement dans la capitale.
Les promoteurs de supermarchés ont été informés de cette nouvelle mesure lors d’une rencontre avec les autorités municipales. D’ici au début de l’année prochaine, tous les stocks de sachets plastiques non biodégradables devront être écoulés ou détruits.
Ils devront désormais être remplacés par des solutions plus écologiques, notamment des sacs biodégradables, des emballages en papier, des paniers ou d’autres contenants réutilisables.
L’arrêté prévoit des peines d’emprisonnement pour la production, l’importation et l’utilisation professionnelle de ces sachets, ainsi que des amendes pour les usages domestiques. Les autorités espèrent ainsi faire respecter une réglementation destinée à réduire durablement la pollution plastique dans la capitale.
Yolande Bazié
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