En Mauritanie, une prise de parole sur les réseaux sociaux a conduit à une lourde condamnation . Deux députées de l’opposition, Marieme Cheikh Dieng et Ghamou Achour, ont été condamnées à quatre ans de prison ferme pour des messages critiques visant le président Mohamed Ould Ghazouani, dans lesquels elles appelaient à sa destitution et dénonçaient sa gestion du pays.
Selon leurs avocats, dont Mohamed Ould Ahmed Miske, les deux élues ont été poursuivies pour « atteinte aux symboles de l’État » et « incitation à des rassemblements susceptibles de troubler l’ordre public ». Les publications en question portaient principalement sur des critiques de la gouvernance actuelle et des appels à un changement politique.
Cette affaire a rapidement suscité des réactions au sein de la classe politique et de la société civile. L’acteur politique Biram Dah Abeid a notamment dénoncé une décision qu’il juge sévère, tout en exprimant son soutien aux deux parlementaires.
Elle intervient dans un contexte où la question des libertés publiques reste au centre des débats en Mauritanie, alimentant les discussions sur l’équilibre entre liberté d’expression et respect des institutions.
Yolande Bazié
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