Le Mali et l’Algérie n’ont pas rompu leurs relations diplomatiques, malgré les tensions qui ont marqué leurs rapports ces derniers mois. Le Premier ministre malien, le général de division Abdoulaye Maïga, l’a assuré jeudi 6 août 2026 à Bamako, en affirmant que les deux pays restent attachés au respect de leur souveraineté et au principe de non-ingérence.
Selon le chef du gouvernement malien, Bamako et Alger affichent une « convergence totale de vues » sur ces principes, considérés comme essentiels dans leurs relations bilatérales.
Cette clarification intervient après plusieurs différends ayant affecté les rapports entre les deux pays. Pour les autorités maliennes, ces désaccords ne doivent toutefois pas conduire à remettre en cause les liens historiques qui unissent le Mali et l’Algérie.
Bamako entend ainsi maintenir la coopération avec Alger sur la base du respect mutuel, de la souveraineté des États et de la préservation des intérêts de chaque partie.
Abdoulaye Maïga a par ailleurs réaffirmé la volonté du Mali de contribuer à l’émergence d’un Sahel plus stable et sécurisé. Il a évoqué la nécessité de débarrasser la région du terrorisme, mais également du néocolonialisme et des ambitions hégémoniques.
Cette position s’inscrit dans la ligne défendue par le Mali et ses partenaires de l’Alliance des États du Sahel (AES), qui mettent en avant la souveraineté des États et une coopération régionale fondée sur le respect mutuel et la défense des intérêts africains.
Djamila Kambou
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