La justice malgache vient d’ouvrir la voie à une reprise de terrains encore enregistrés au nom de personnes étrangères depuis la période coloniale. La Haute Cour constitutionnelle a validé la loi adoptée par l’Assemblée nationale le 1er juillet, autorisant leur transfert automatique à l’État.
Le dispositif concerne les terrains immatriculés au nom d’étrangers au 26 juin 1960, date de l’indépendance de Madagascar. L’objectif affiché par les autorités est de mettre un terme à des situations foncières héritées de la colonisation et de finaliser ce qui est présenté comme le processus de « décolonisation foncière » du pays.
La loi prévoit toutefois plusieurs exceptions. Les terrains relevant de missions diplomatiques ou consulaires ne sont pas concernés. Il en est de même pour les propriétés déjà transférées à des citoyens malgaches ainsi que celles appartenant à des étrangers ayant depuis obtenu la nationalité malgache.
Après son adoption par les députés, le texte avait été soumis à la Haute Cour constitutionnelle par le président de la transition, Michael Randrianirina. Dans sa décision rendue le 3 août, la juridiction a jugé l’ensemble de la loi conforme à la Constitution.
Le texte doit désormais être promulgué et publié au Journal officiel pour entrer en vigueur.
Yolande Bazié
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