Ils devaient reprendre le chemin de la mer ce mercredi après deux mois de repos biologique. Mais les marins-pêcheurs ont plutôt mis le cap sur l’Agence de navigation maritime.
Sur place, ils se sont mobilisés en grand nombre pour faire entendre leur mécontentement et interpeller les autorités. Ces acteurs réclament l’amélioration de leur traitement salarial.
« « Nous nous sommes mobilisés ici aujourd’hui pour faire entendre nos revendications : c’est l’amélioration de nos conditions de vie dans les navires, l’augmentation des salaires et des primes journalières », a indiqué Ibrahima Lala Dramé, porte- parole des grévistes.
Selon les marins-pêcheurs, leur rémunération actuelle, fixée à 2,5 millions de francs guinéens, reste insuffisante au regard des conditions de travail à bord.
Ils réclament ainsi une revalorisation significative de leurs salaires, à hauteur de 6 millions de francs guinéens (soit plus de 386.000 F CFA), en prenant pour référence les rémunérations pratiquées dans certains pays.
« Le travail du marin-pêcheur est l’une des activités les plus dangereuses au monde. Nos confrères du Sénégal et de la Guinée-Bissau sont payés à 400 000 ou 500 000 francs CFA, ce qui équivaut à plus de 7 000 000 de francs guinéens. Donc, nous demandons un salaire de 6 000 000 de francs par mois, en raison de 200 000 francs par jour », ajoute M. Ibrahima Lala Dramé.
Face à cette situation, des négociations ont été entamées entre les représentants des marins-pêcheurs et la direction générale de la Marine marchande. L’objectif est de trouver une solution rapide à cette crise afin de permettre la reprise des activités.
Cheick Omar Ouedraogo
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