Le président guinéen Mamadi Doumbouya a mis fin aux fonctions de deux membres de son gouvernement, Mourana Soumah, ministre de la Communication, de l’Innovation et de l’Économie numérique, et Mory Condé, ministre de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale. Un conseiller à la Présidence, Mahamadou Abdoulaye Diallo, a également été démis de ses fonctions.
Dans un message publié sur Facebook, le chef de l’État a expliqué que ces décisions s’inscrivent dans sa volonté de renforcer la lutte contre la corruption et d’imposer davantage d’exemplarité au sein de l’administration publique.
Mamadi Doumbouya a notamment affirmé que « contre la corruption, ma main ne tremblera pas », assurant qu’aucune fonction, aucun rang ni aucune proximité avec le pouvoir ne saurait protéger un responsable de la rigueur républicaine.
Le président guinéen a par ailleurs expliqué avoir écourté ses congés pour regagner la Guinée, estimant que le devoir envers le pays devait primer sur toute autre considération. Il a présenté son retour comme une démarche liée à la nécessité de prendre personnellement en charge les décisions importantes pour la conduite de l’État.
Pour Mamadi Doumbouya, ces limogeages traduisent également sa conception de la Refondation engagée en Guinée. Celle-ci, a-t-il rappelé, ne doit pas se limiter à un discours politique, mais doit reposer sur la discipline, la responsabilité et l’exemplarité des dirigeants.
À travers ces sanctions, le président guinéen entend ainsi réaffirmer que la lutte contre la corruption constitue une ligne rouge de sa gouvernance et que les responsables occupant les plus hautes fonctions de l’État sont eux aussi soumis aux mêmes exigences de rigueur.
Djamila Kambou
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