Le Ghana a consacré 4,27 millions de dollars au rapatriement de 1 964 de ses ressortissants vivant en Afrique du Sud, entre le 27 mai et le 4 septembre 2026. Le ministère ghanéen des Affaires étrangères a publié, le samedi 17 octobre, un rapport détaillant les dépenses engagées pour cette opération, déclenchée par la recrudescence des violences xénophobes visant des ressortissants étrangers.
Les dépenses ont couvert les vols affrétés et commerciaux, le transport terrestre, l’hébergement, l’alimentation, les soins médicaux ainsi que les aides accordées aux personnes rapatriées pour faciliter leur réintégration.
Chaque ressortissant évacué a notamment bénéficié d’une aide à la réintégration d’environ 429 dollars et d’une allocation de transport de près de 43 dollars. Des examens médicaux, une couverture d’assurance maladie et un accompagnement psychosocial ont également été prévus.
Le rapport fait par ailleurs état de quatre ressortissants ghanéens décédés dans le contexte des violences et des intimidations contre les étrangers en Afrique du Sud. Accra poursuit ses démarches auprès des autorités sud-africaines afin de faire la lumière sur ces décès et d’obtenir que les responsabilités soient établies.
Face à la persistance des tensions, le Ghana a également saisi l’Union africaine pour demander que les violences xénophobes soient examinées à l’échelle continentale. Les autorités ghanéennes annoncent en outre la mise en place prochaine d’un fonds consulaire destiné à soutenir leurs ressortissants confrontés à des situations d’urgence à l’étranger.
Yolande Bazié
En savoir plus sur Nouvelles Afrique
Subscribe to get the latest posts sent to your email.






