Trois ans séparent la chute brutale d’Ali Bongo du pouvoir de sa réapparition publique dans un discours filmé. Dans une adresse solennelle de 11 minutes, le président évincé de ses fonctions en août 2023 a pris la parole pour surtout défendre la mémoire de son père, Omar Bongo Ondimba, dont le nom est cité dans une procédure judiciaire à l’étranger liée aux biens dits « mal acquis ».
Au-delà du dossier judiciaire, c’est surtout la position de la République gabonaise qu’Ali Bongo a choisi de questionner. S’il dit ne pas vouloir interférer dans le fond de l’affaire, qu’il estime relever des juridictions saisies, l’ancien président conteste les termes employés à l’égard de son père, Omar Bongo Ondimba.
Il estime que la République peut interroger son passé et juger les actes de ses anciens dirigeants, mais qu’elle doit également respecter son histoire et la mémoire de ceux qui l’ont incarnée. Pour l’ancien président exilé au Maroc, le parcours de son père ne saurait être réduit à un dossier judiciaire.
Avant de clore ses propos, le président du Parti démocratique gabonais (PDG) annonce aussi qu’il reprendra prochainement la parole, cette fois pour évoquer directement l’avenir du du parti, son organisation et son unité dans le nouveau contexte politique gabonais.
Cheick Omar Ouedraogo
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