Un bras de fer est engagé entre le Gabon et les États-Unis d’Amérique. Dans cette confrontation aux enjeux souverainistes, Libreville ne semble pas vouloir céder.
Décidée depuis mai 2025 par le gouvernement gabonais, l’interdiction d’importer de la volaille sur le territoire est contestée par Washington, via son représentant à l’Organisation mondiale du Commerce (OMC).
Les États-Unis soulèvent notamment la question de la compatibilité d’une interdiction totale avec les engagements commerciaux du Gabon à l’OMC. Mais derrière cet argumentaire, le pays de l’Oncle Sam cherche en réalité à préserver ses intérêts économiques.
De son côté, le Gabon entend défendre sa politique souverainiste et renforcer sa production locale afin de réduire sa dépendance aux importations. Face aux pressions américaines, Libreville ne compte donc pas rester les bras croisés.
Réuni le 18 septembre, le gouvernement de Brice Clotaire Oligui Nguema prépare sa défense. Il prévoit concrètement s’appuyer sur les exceptions prevues par les accords de l’OMC et sur la négociation diplomatique pour défendre ses intérêts.
Cheick Omar Ouedraogo
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