Hervé Renard, appelé à jouer les pompiers de service, n’a pu empêcher l’Aire de l’Aigle de partir en fumée. Arrivé à la tête de la sélection tunisienne avec la mission de redresser une situation déjà compromise, le technicien français n’aura fait qu’un bref passage sur le banc. À peine le temps de prendre ses marques que l’aventure touche déjà à sa fin.
Sauf improbable retournement de situation, Renard devrait quitter la sélection au soir du 26 juin, à l’issue du dernier match du Mondial face aux Néerlandais, laissant derrière lui une équipe toujours en quête de rédemption.
Il faut dire que le chantier était déjà en flammes lorsqu’il a été appelé à la rescousse. Lors de leur entrée en lice dans la compétition, les Aigles de Carthage avaient subi une lourde correction face à la Belgique (5-0), un revers qui avait précipité d’ailleurs la chute de Sabri Lamouchi.
Pour tenter de sauver ce qui pouvait encore l’être, les dirigeants tunisiens avaient alors misé sur l’expérience d’Hervé Renard, fort de son riche parcours sur les scènes africaines.
Mais l’électrochoc espéré n’a jamais eu lieu. Samedi, pour son “baptême de feu”, la Tunisie a encore concédé une défaite cuisante face au Japon (4 – 0). Avec deux revers, les Aigles de Carthage deviennent le premier représentant africain à quitter prématurément le Mondial.
Cette sortie des Aigles de la grande messe du football emporte avec elle les derniers espoirs de maintien d’Hervé Renard. Recruté pour une mission commando exclusivement liée au Mondial, le sélectionneur savait qu’il n’aurait pas droit à l’erreur. Deux matchs, deux défaites et une élimination déjà actée : le verdict est sans appel.
Cheick Omar Ouedraogo
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