InInternet, cet espace qui offre d’innombrables possibilités de communication, de commerce et bien d’autres avantages est devenu, par moments, un véritable terrain de chasse pour les cybercriminels.
Au Burkina Faso, cette pratique qui consiste à dépouiller les victimes ne cesse de grimper. Et les chiffres du mois de septembre donnent justement froid au dos. Selon les données communiquées par le ministère de la sécurité, la cybercriminalité a occasionné un préjudice financier de plus de 145 millions de francs CFA durant la période indiquée.
Au total, plus de 795 victimes ont été recensées. Derrière ces statistiques, ce sont des économies patiemment constituées qui s’envolent, des activités commerciales fragilisées et des familles plongées dans la détresse.
Les pièges qui font le plus de dégâts
Dans sa rubrique « Réflexe sécurité » publiée ce 16 octobre, le ministère met en lumière les pratiques frauduleuses qui ont fait le plus de victimes en septembre 2026. En tête de liste, les escroqueries électroniques, avec 448 cas enregistrés et un préjudice financier de plus de 95 millions de francs CFA.
Les arnaques liées aux achats et ventes en ligne arrivent en deuxième position, avec 268 victimes et plus de 35 millions de francs CFA de pertes. Les fraudes au mobile money ne sont pas en reste : 98 cas ont été recensés, pour un montant avoisinant les 19,5 millions de francs CFA.
La jeunesse particulièrement exposée
Si personne n’est véritablement à l’abri des cybercriminels, certaines catégories de la population apparaissent particulièrement touchées. Les statistiques de septembre placent les jeunes de 18 à 29 ans en première ligne, avec 328 victimes recensées. Ils sont suivis par les personnes âgées de 30 à 44 ans, qui comptent 274 victimes.
Face à cette menace grandissante, les services de répression poursuivent leurs actions contre les auteurs présumés de ces infractions. Au cours du mois de septembre 2026, 23 personnes ont été interpellées et placées en garde à vue. Parmi elles, 18 ont déjà été déférées devant les tribunaux.
Cheick Omar Ouedraogo
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