Des stations-service sans carburant, des pénuries qui perturbent le quotidien des citoyens et un système d’approvisionnement encore marqué par plusieurs difficultés. Ce sont là et sans être exhaustif, les difficultés qui minent le secteur des hydrocarbures en République Centrafricaine.
Face à ces défis, l’assemblée nationale a adopté un nouveau cadre réglementaire qui ambitionne réorganiser en profondeur une filière dite stratégique.
La réforme renforce les prérogatives de l’État en matière de contrôle, impose davantage de transparence dans l’importation des produits pétroliers et s’attaque aux circuits frauduleux.
Derrière le vote des députés, une innovation se dessine : la création de l’Autorité autonome de régulation du sous-secteur pétrolier aval (AARSPA). Elle est chargée de veiller au respect des règles et à une meilleure gouvernance.
Lors des débats, les préoccupations des élus ont surtout porté sur l’accès au carburant à l’intérieur du pays. Plusieurs députés ont dénoncé l’insuffisance des points de distribution dans les provinces et appelé à la reconstruction des stations-service détruites.
Le député Anicet-Georges Dologuélé a plaidé pour sa part un retour au transport fluvial des produits pétroliers, qu’il juge plus avantageux pour les consommateurs.
Cheick Omar Ouedraogo
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