La justice populaire persiste et inquiète les populations de certaines localités de la République centrafricaine. Deux autorités locales (notables) ont été mises à mort par lynchage, le 12 août dernier, dans un village proche de Ndim (Lim-Pendé).
Les raisons derrière cet acharnement demeurent pour l’instant inconnues. Selon les informations rapportées par la presse locale hier 24 août, les auteurs présumés de ces deux meurtres sont en fuite, et des recherches sont en cours afin de permettre leur identification et leur interpellation.
Le sous-préfet de Ndim, Evariste Olivier Ganamo, a dénoncé avec fermeté le recours au lynchage pour régler les différends ou rendre justice. Pour l’autorité administrative, ces pratiques constituent un recul dans une société où le règlement des conflits doit relever des institutions compétentes.
Au-delà de la condamnation du drame, le sous-préfet plaide pour une présence plus forte de l’État dans cette partie du pays. Il estime que le renforcement de l’autorité administrative et judiciaire est indispensable pour prévenir de nouveaux actes de violence et restaurer la confiance des populations.
Cheick Omar Ouedraogo
En savoir plus sur Nouvelles Afrique
Subscribe to get the latest posts sent to your email.






