Ainsi même et de l’aveu d’un des conjurés de la tentative de coup d’état qui vient d’être déjouée au Burkina Faso, les fonds devant servir à la commission de cette félonie proviendraient essentiellement de la Côte d’Ivoire. En attendant de plus amples informations promises par le ministre en charge de la sécurité, Mahamadou Sana , force est de reconnaître que la lagune ébrié est l’épicentre de toutes les tentatives de déstabilisation des autorités burkinabè depuis l’avènement du capitaine Ibrahim Traoré au pouvoir.
On est memoratif que l’ex adjoint du chef du renseignement burkrkinabè c’était réfugié à Abidjan après que des enquêtes diligentées aient révélé son implication dans un coup d’état en gestation. Depuis,il vit tranquillement en Côte d’Ivoire nourri et blanchit par les autorités de ce pays.
La Côte d’Ivoire qui, par ailleurs abrite et rétribue nombre de communicants qui déversent leur bile à longueur de journée sur le Burkina Faso, appelant les populations au soulèvement contre nos autorités. Pour avoir selon ses propres mots refusé de se soumettre au diktat de Alassane Ouattara dès leur premier entretien téléphonique, le capitaine Ibrahim Traoré est devenu l’homme à abattre pour le système franceafricain aux yeux duquel il apparaît comme un véritable poil à gratter et un empêcheur de tourner en rond de cette nébuleuse prédatrice. Une nébuleuse pleine de malice et de perfidie à la fois, qui sait caresser dans le sens du poil tout en aiguisant le couteau dans l’ombre. Maintenant que leurs desseins inavoués sont mis sur la place publique par leurs supplétifs, on attend qu’ils fassent amende honorable en nous livrant les cerveaux de cette sinistre conspiration en temps opportun. Il se pose donc la question de l’extradition du cerveau avéré de cette vaste machination, l’ex lieutenant colonel Paul Henri Damiba en l’occurrence, actuellement réfugié à Lomé selon les dernières informations.
Après les propos clairs et précis qu’il a tenu sur ses intentions machiavéliques ,le « minimum syndical » aurait été de le conduire sans autre forme de procès à Ouagadougou pour sauver la respectabilité des autorités togolaises , qui, jusqu’à plus informé,ne peuvent être suspectées d’avoir trempé dans cette sordide affaire.
Qu’à cela ne tienne, si le Burkina Faso venait à émettre une demande d’extradition dûment documentée et étayée par des faits et des indices graves et concordants il siérait que les autorités togolaises lui accorde une suite favorable,toute autre attitude pouvant susciter le doute quant à leur bonne foi dans ce « dossier. » Loin d’être un dilemme cornélien, cela ressort de la courtoisie diplomatique et du respect des règles de bon voisinage. Au fur et à mesure de l’évolution de l’affaire,on saura distinguer le bon grain de l’ivraie et dégager ainsi la conduite à tenir.
Il reste entendu que le Burkina Faso ne marchandera pas sa marche souveraine sur quelque autel que ce soit et de tiendra prêt en rapport avec ses pays frères de l’AES à faire à toute menace d’où qu’elle vienne. Cela au nom de l’honneur, de la dignité et de la patrie.
Nayouma Yé
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