Le Burkina Faso veut renforcer la lutte contre l’insalubrité avec une stratégie nationale de gestion intégrée et durable des déchets solides pour la période 2026-2030. Face aux 3 à 4 millions de tonnes d’ordures produites chaque année, le gouvernement prévoit de renforcer les moyens de collecte, d’installer des poubelles publiques et de sanctionner les comportements inciviques.
Selon le directeur de la pollution, Arouna Dolbzanga, les villes de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso génèrent à elles seules entre 800 000 et 900 000 tonnes de déchets par an. Le document-cadre national 2026-2028 prévoit, entre autres, de mieux organiser les filières de collecte, de tri, de transport et de traitement, tout en renforçant leur financement et en encourageant l’économie circulaire.
Les femmes et les petites et moyennes entreprises (PME) intervenant dans la précollecte et la collecte des ordures devraient bénéficier d’un appui matériel, notamment d’équipements modernes de transport et de protection. L’initiative vise à améliorer leurs conditions de travail et à réduire le recours aux moyens traditionnels jugés précaires.
Dans cette dynamique, le promoteur d’Éco-Tampourés, Salif Sanfo, mise sur l’initiative « 100 000 Éco-Tampourés », qui ambitionne de faciliter le tri des déchets à la source grâce à des poubelles conçues et fabriquées au Burkina Faso.
Pour lui, une meilleure séparation des ordures permettrait de transformer une partie des déchets en ressources. Les matières organiques pourraient ainsi être valorisées en compost, tandis que les plastiques pourraient servir à fabriquer de nouveaux produits, notamment des pavés.
Djamila Kambou
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