Le Burkina Faso renforce l’encadrement des activités religieuses. En vertu de la loi n°020-2026/ALP du 20 juin 2026 relative aux libertés religieuses, les prédications animées par des orateurs ou ministres du culte résidant à l’étranger devront désormais obtenir une autorisation préalable des autorités compétentes. La loi impose également que les responsables d’organisations religieuses et les gestionnaires de lieux de culte justifient de compétences religieuses reconnues et certifiées.
Selon l’article 13 de cette loi, toute prédication ou activité religieuse impliquant un orateur ou un ministre du culte vivant à l’étranger est soumise à une autorisation préalable de l’administration compétente. Les modalités et conditions d’obtention de cette autorisation sont définies par un décret adopté en Conseil des ministres.
L’article 14 prévoit, quant à lui, que nul ne peut diriger une organisation à vocation religieuse ou gérer un lieu de culte sans disposer de compétences et de connaissances religieuses reconnues par l’association ou la communauté religieuse qui le désigne.
Le texte précise que ces compétences devront être attestées par un document certifié ou homologué par l’État, afin de garantir la qualification des responsables religieux exerçant sur le territoire national.
Djamila Kambou
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