Le gouvernement burkinabè hausse le ton contre les commerçants qui persistent à violer la réglementation sur les prix. Les récidivistes pourraient désormais être traduits devant les autorités compétentes et, le cas échéant, réquisitionnés pour effectuer des travaux d’intérêt général.
L’annonce a été faite ce lundi à Ouagadougou par le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Gnaniodem Serge Poda, lors d’une conférence de presse consacrée à la lutte contre la vie chère.
Parmi les nouvelles dispositions figure également l’obligation pour les commerçants de déclarer leurs lieux de stockage, afin de permettre aux services de contrôle de mieux suivre les circuits de distribution et de lutter contre les pratiques spéculatives.
Le gouvernement entend aussi renforcer les contrôles sur l’ensemble du territoire et maintenir des prix de vente encadrés pour plusieurs produits de grande consommation, notamment le riz, l’huile, le ciment et le poisson.
Au-delà des sanctions, le ministère veut également encourager les bonnes pratiques. Un mécanisme de reconnaissance des acteurs économiques exemplaires et patriotes est ainsi envisagé pour valoriser ceux qui respectent les règles et contribuent à la stabilité des prix.
À travers ces mesures, les autorités affichent leur volonté de durcir la lutte contre la spéculation et les pratiques commerciales illicites, tout en protégeant davantage le pouvoir d’achat des populations.
Djamila Kambou
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