Le gouvernement burkinabè a adopté un décret réglementant l’exercice des activités des laboratoires du bâtiment et des travaux publics. Cette réforme met fin au monopole du Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics (LNBTP) sur certaines prestations de contrôle, en autorisant désormais des laboratoires privés agréés à intervenir dans plusieurs domaines.
Adoptée en Conseil des ministres au titre du ministère de la Construction de la Patrie, cette mesure vise à répondre à la forte croissance des chantiers de construction observée depuis trois ans et à la demande accrue en matériaux tels que le ciment, le bitume et les granulats, tout en garantissant la qualité et la sécurité des infrastructures.
Selon le ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, le gouvernement a choisi de libéraliser une partie des activités de contrôle afin de renforcer les capacités du secteur. Les laboratoires privés pourront, sous réserve d’obtenir un agrément, réaliser les essais sur les matériaux de construction, les prestations de géotechnique routière de niveau 1 ainsi que les études de sols et de fondations.
Le ministre a toutefois précisé que cette ouverture s’accompagne d’un encadrement rigoureux. Le Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics (LNBTP) conserve l’exclusivité des contrôles stratégiques, notamment les essais liés à la garantie décennale, et continuera d’assurer le leadership technique dans le secteur.
À travers cette réforme, les autorités entendent permettre aux opérateurs privés d’investir légalement dans les activités de contrôle du BTP, tout en maintenant des exigences élevées en matière de qualité et de sécurité des ouvrages réalisés au Burkina Faso.
Djamila Kambou
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