Le Burkina Faso rétablit la peine de mort pour plusieurs infractions graves, notamment le terrorisme, la trahison, l’espionnage, le parricide et l’importation de produits périmés ou prohibés ayant causé la mort. La mesure figure dans le nouveau Code pénal adopté à l’unanimité, mardi 20 octobre 2026, par les 71 membres de l’Assemblée législative du peuple (ALP).
Présentant les principales innovations du texte, le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, a expliqué que cette décision vise notamment à durcir la réponse judiciaire face au terrorisme. Selon lui, l’ancien dispositif était exploité par des groupes terroristes pour convaincre de nouvelles recrues qu’elles ne risquaient pas de sanctions suffisamment dissuasives.
Désormais, les auteurs et complices d’actes liés au terrorisme sont concernés par la peine capitale, a précisé le garde des Sceaux. La sanction s’étend également aux actes de trahison et d’espionnage, ainsi qu’aux cas d’importation de produits périmés ou interdits lorsque ceux-ci entraînent la mort.
Le parricide figure lui aussi parmi les infractions passibles de cette peine. Pour le gouvernement, ces dispositions doivent permettre de sanctionner plus sévèrement les crimes jugés d’une extrême gravité.
Composé de 933 articles, le nouveau Code pénal révise la loi du 25 mai 2018. Cette dernière avait consacré l’abolition de la peine de mort au Burkina Faso. La dernière exécution recensée dans le pays remonte à 1988.
Le ministère de la Justice prévoit par ailleurs des actions de vulgarisation du nouveau texte, notamment à travers sa traduction dans les langues nationales, afin de faciliter son appropriation par les populations.
Djamila Kambou
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