Le Burkina Faso renforce son dispositif de santé animale. Pour la campagne 2026-2027, le gouvernement prévoit de consacrer près de 2 milliards de FCFA à la vaccination, au déparasitage, à l’insémination artificielle et à l’identification numérique des animaux.
Le lancement officiel de ces opérations a eu lieu samedi 19 septembre 2026 à Kombissiri, dans la province du Bazèga, sous la présidence du ministre d’État chargé des Ressources animales et halieutiques, le Commandant Ismaël Sombié.
L’opération devrait toucher plusieurs dizaines de millions d’animaux. Les prévisions portent notamment sur plus de 18 millions de volailles, 5 millions de bovins et plus de 5 millions de petits ruminants pour les actions sanitaires.
Le gouvernement mise également sur l’amélioration de la qualité du cheptel. Plus de 100 000 bovins et 15 000 truies sont ciblés par le programme d’insémination artificielle.
Autre nouveauté : l’identification électronique de plus de 300 000 bovins. L’objectif est de mieux suivre les animaux, faciliter leur identification en cas de vol ou de perte et retrouver plus rapidement leurs propriétaires.
Cette offensive intervient alors que le nombre de maladies couvertes par les campagnes nationales de vaccination est passé de quatre en 2022 à dix en 2025.
Pour les autorités, l’enjeu dépasse la seule protection sanitaire. Il s’agit aussi d’améliorer la productivité du cheptel et de renforcer progressivement la capacité du Burkina Faso à répondre aux besoins de son marché en produits d’origine animale.
Le gouvernement appelle ainsi les éleveurs à profiter des dispositifs mis à leur disposition et à privilégier l’approvisionnement du marché national.
Djamila Kambou
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