Elles avaient entre cinq et huit ans. Des âges où l’on devrait encore apprendre à écrire son prénom, courir dans une cour d’école ou s’endormir paisiblement.
Mais cette nuit du 1er juillet 2026, leur enfance a été rattrapée par une pratique que beaucoup pensaient reléguée aux souvenirs du passé. À Bongouanou, dans le quartier Kangandi, trois femmes âgées viennent de bouleverser à jamais le destin de ces fillettes.
En leur faisant subir l’excision, elles ont laissé dans leur corps et dans leur mémoire une blessure profonde, une douleur dont les traces pourraient les accompagner bien au-delà de cette nuit fatidique.
Tout part d’un signalement anonyme. Une agitation inhabituelle autour d’un domicile du quartier attire l’attention. Informé par le commissaire de police de la ville, le procureur de la République ordonne une intervention.
Sur place, les policiers découvrent les cinq enfants qui viennent de subir la mutilation génitale. Transportées à l’hôpital pour une prise en charge médicale, les fillettes portent désormais les conséquences d’un acte qui peut laisser des séquelles physiques et psychologiques durables.
Trois personnes sont interpellées dans le cadre de l’enquête : deux femmes âgées de 60 et 72 ans, ainsi que la mère de l’une des victimes. Elles ont été déférées devant le parquet de Bongouanou pour répondre des faits qui leur sont reprochés.
Cheick Omar Ouedraogo
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