Les histoires de cœur n’aiment pas toujours rester dans l’ombre. À Bobo-Dioulasso, l’une d’elles a fini par éclater en pleine lumière devant la chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance.
Une étudiante de 25 ans y est poursuivie pour interruption illégale de grossesse, à la suite d’une plainte déposée en décembre 2025 par son ex-compagnon, qui se dit père de la grossesse interrompue.
Les deux jeunes adultes ont entretenu une relation de plusieurs années, marquée par des ruptures et des rapprochements successifs.
À la barre, la prévenue reconnaît les faits mais affirme qu’il s’agissait d’une décision prise d’un commun accord avec son partenaire, qu’elle accuse de ne pas vouloir assumer ses responsabilités.
Elle évoque également la pression familiale et sociale, ainsi que son souhait de poursuivre ses études.
Le plaignant conteste cette version. Il affirme avoir été opposé à toute interruption de grossesse et soutient avoir remis des comprimés présentés comme anodins.
Les débats ont mis en lumière des versions contradictoires sur les circonstances des faits et la nature de leur relation.
Le parquet a requis six mois d’emprisonnement avec sursis et une amende de 250 000 F CFA.
Le tribunal a mis l’affaire en délibéré. Verdict attendu le 3 juillet prochain.
A. Flora BARO
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