Au Bénin, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a pris, en mai 2025, de nouvelles mesures de suspension et d’interdiction visant plusieurs organes de presse et plateformes numériques du pays.
Selon les décisions rendues publiques par l’institution, certains médias ont été suspendus pour non-respect des textes réglementaires encadrant le secteur de la communication et de l’information. La HAAC reproche notamment à plusieurs organes de fonctionner sans autorisation officielle ou de diffuser des contenus jugés contraires aux règles professionnelles.
Ces sanctions interviennent dans un contexte marqué par des soupçons de proximité entre certains médias visés et des membres de l’opposition. Plusieurs observateurs estiment également que les autorités n’avaient pas apprécié le traitement médiatique accordé à la tentative présumée de coup d’État, couverture jugée sensible par le pouvoir en place.
Parmi les médias concernés figurent des journaux, des plateformes d’information en ligne ainsi que certains comptes diffusant de l’actualité sur les réseaux sociaux. L’institution affirme que ces mesures visent à assainir le paysage médiatique béninois et à renforcer le respect des lois en vigueur.
Cette nouvelle vague de sanctions suscite toutefois des réactions au sein des organisations de défense de la liberté de la presse. Certaines dénoncent des décisions jugées sévères et appellent les autorités béninoises à garantir un environnement favorable au travail des journalistes et à la liberté d’expression.
Malgré les critiques, la HAAC maintient que ses décisions s’inscrivent dans le cadre légal et visent à mieux encadrer l’exercice de la profession journalistique au Bénin.
Yolande Bazié
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