L’Interprofession avicole du Sénégal (IPAS) ambitionne de faire passer la part des œufs à couver importés de 80 % actuellement à moins de 10 % en 2029. Une stratégie qui repose notamment sur le développement de la production nationale.
Cette ambition a été réaffirmée lors de l’inauguration, vendredi à Taïba Ndiaye, dans le département de Tivaouane, d’une nouvelle unité dédiée à la production d’œufs à couver (OAC).
La filière avicole sénégalaise a connu une forte progression au cours des deux dernières décennies. La production de poulets de chair est passée d’environ 5 millions à plus de 80 millions d’unités, tandis que le nombre de poules pondeuses a également fortement augmenté.
Mais cette expansion reste freinée par la dépendance aux importations d’OAC, qui représentent encore près de 80 % des besoins du secteur. Pour inverser cette tendance, l’IPAS s’appuie sur son plan stratégique de développement élaboré en 2024.
L’objectif est de ramener les importations à 50 % dès juin 2027, puis à moins de 10 % en 2029. À terme, l’organisation ambitionne même de faire du Sénégal un exportateur d’œufs à couver vers les pays de la région et de la sous-région.
L’unité de Taïba Ndiaye est ainsi présentée comme une étape importante dans cette dynamique. Sa mise en service traduit, selon l’IPAS, la montée en puissance des investissements nationaux dans l’aviculture et la volonté des acteurs locaux de mieux maîtriser la chaîne de production.
À travers cette stratégie, l’État et les acteurs de la filière entendent réduire la dépendance du secteur avicole aux importations d’intrants stratégiques et renforcer une production nationale capable, à terme, de répondre aux besoins du marché intérieur et régional.
Djamila Kambou
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