NLa course à la succession d’António Guterres à la tête de l’Organisation des Nations unies reste marquée par l’absence de consensus. À l’issue du vote indicatif organisé le vendredi 16 octobre, aucun des sept candidats en lice n’a obtenu le soutien des cinq membres permanents du Conseil de sécurité, à savoir les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni.
Cela laisse la porte ouverte à de nouveaux candidats si aucune des personnalités actuelles ne parvient à convaincre les membres disposant d’un droit de veto dans la course à la succession d’Antonio Guterres, qui dirige l’ONU depuis près de 10 ans.
Mais comment expliquer que les sept candidats aient tous essuyé des avis défavorables de la part d’au moins deux membres permanents, alors que le vote indicatif se déroule à bulletin secret ?
La réponse réside dans un système de bulletins de couleur instauré pour cette consultation. Sur les quinze membres du Conseil de sécurité, les dix membres non permanents votent à l’aide de bulletins blancs, tandis que les cinq membres permanents utilisent des bulletins rouges.
Ce dispositif permet ainsi de distinguer les positions des puissances disposant du droit de veto de celles des autres membres. Les résultats ont ainsi révélé que chacun des sept candidats avait reçu au moins deux avis défavorables sur des bulletins rouges, signalant une opposition au sein des cinq puissances.
Rappelons qu’au lendemain de ce vote indicatif, Macky Sall a annoncé le retrait de sa candidature au poste de secrétaire général de l’ONU.
Cheick Omar Ouedraogo
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