Le gouvernement ghanéen a vivement condamné la mort de l’un de ses ressortissants en Afrique du Sud, tué lors des manifestations anti-immigrés du 30 juin. Dans un communiqué publié le 1er juillet, le ministère des Affaires étrangères dénonce un « acte de violence insensé » et réclame une enquête rapide, transparente et approfondie afin que les auteurs soient traduits en justice.
La victime, Bashiru Isak, un Ghanéen de 40 ans, a été mortellement blessée par balle à Khayelitsha, dans la région du Cap, au cours de manifestations liées à une vague d’attaques xénophobes visant des ressortissants étrangers.
Le Ghana affirme avoir appris la nouvelle avec « un profond choc et une grande tristesse » et déplore la recrudescence des violences dirigées contre des citoyens africains vivant en Afrique du Sud. Le ministère rappelle que toute atteinte à la vie humaine est inacceptable et insiste sur la nécessité de protéger les étrangers résidant dans le pays.
Selon le communiqué, la Haute Commission du Ghana à Pretoria a officiellement saisi les autorités sud-africaines et déposé une plainte auprès de la police après avoir confirmé l’identité de la victime et informé sa famille. Une autopsie a également été réalisée à la demande du gouvernement ghanéen.
Accra indique avoir réitéré auprès de Pretoria son attente de voir l’Afrique du Sud garantir la sécurité, la dignité et les droits de tous les ressortissants étrangers présents sur son territoire, conformément à ses engagements internationaux.
Le gouvernement ghanéen précise également avoir déjà transmis une requête officielle à la Commission de l’Union africaine concernant les attaques xénophobes contre les ressortissants africains en Afrique du Sud. Il souhaite que cette question soit examinée en priorité lors de la prochaine réunion statutaire de l’organisation.
Par ailleurs, les autorités ghanéennes préparent le rapatriement du corps de Bashiru Isak afin qu’il soit inhumé auprès de sa famille au Ghana. Elles ont présenté leurs condoléances à ses proches et appelé les Ghanéens restés en Afrique du Sud à faire preuve de vigilance, à éviter les zones à risque et à contacter la Haute Commission en cas d’urgence.
Djamila Kambou
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