Les ministres chargés du Genre du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont franchi un nouveau cap dans la coopération au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), avec le lancement officiel de la Plateforme régionale des Organisations de femmes de l’AES.
La nouvelle structure se veut un cadre permanent de dialogue, de solidarité et de mobilisation pour renforcer l’action des organisations féminines des trois pays et favoriser leur coopération au-delà des frontières nationales.
La plateforme a été lancée à l’issue de la deuxième réunion des ministres chargés du Genre de l’AES, tenue à Ouagadougou pendant trois jours. À cette occasion, les participantes ont également adopté la Déclaration de Ouagadougou, qui devient une feuille de route commune pour les trois États.
À la clôture des travaux, la ministre burkinabè de la Famille et de la Solidarité, le Lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kaboré, a souligné que la construction d’un espace sahélien souverain, résilient et prospère ne peut se faire sans une implication pleine et entière des femmes.
Du côté du Niger, la ministre de la Population, de l’Action sociale et de la Solidarité nationale, Pr Sidikou Ramatou Djermakoye Seyni, a réaffirmé l’engagement de son pays à poursuivre la mise en œuvre des orientations définies dans la Déclaration de Niamey, adoptée un an plus tôt.
Pour le Mali, la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Diarra Djénéba Sanogo, a proposé de structurer l’action de l’AES autour de cinq priorités : la protection des femmes et des filles, leur participation à la prise de décision, leur autonomisation économique, la production de données fiables et désagrégées, ainsi que la mise en place de mécanismes de financement durables.
Elle a notamment appelé à transformer la Feuille de route 2025-2028 en programmes concrets, accompagnés de budgets et d’indicateurs permettant d’en mesurer les résultats.
À travers cette plateforme, les trois pays entendent ainsi donner davantage de cohérence et de portée régionale aux initiatives portées par les femmes, tout en faisant de leur autonomisation un levier de la construction de l’espace confédéral sahélien.
Djamila Kambou
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