Le quotidien américain Washington Post, propriété du milliardaire Jeff Bezos, a engagé ce mardi 4 février un vaste plan de licenciements touchant principalement sa rédaction, cœur névralgique de la production de l’information.
Ces suppressions d’emplois concernent en priorité les journalistes, reporters et rédacteurs chargés de collecter, vérifier et mettre en forme l’actualité. Une situation qui, selon plusieurs observateurs, pourrait affecter la capacité du journal à proposer des contenus diversifiés, approfondis et de qualité.
D’après plusieurs médias américains, de nombreux correspondants à l’étranger devraient perdre leur poste. Le service des sports ainsi que certaines pages locales figurent également parmi les départements les plus touchés par ces réductions d’effectifs.
Dans un communiqué, le syndicat du journal, Post Guild, a vivement dénoncé ces licenciements, estimant qu’ils fragilisent le travail journalistique. « On ne peut pas vider une rédaction de sa substance sans conséquences sur sa crédibilité, son influence et son avenir », a déclaré l’organisation syndicale.
Selon Post Guild, environ 400 emplois ont déjà été supprimés au Washington Post au cours des trois dernières années. Le syndicat affirme s’opposer fermement à toute nouvelle vague de licenciements.
Confronté à des difficultés économiques persistantes, le journal a enregistré une baisse de son nombre d’abonnés ces dernières années. Une tendance inverse à celle de son principal concurrent, The New York Times, qui a, de son côté, considérablement renforcé ses effectifs au cours de la dernière décennie.
Cheick Omar Ouedraogo
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