Depuis le début de l’année 2026, de nouvelles hausses d’impôts et de taxes sont entrées en vigueur en Turquie, affectant directement des millions de citoyens. Ces mesures découlent de l’application du taux officiel de réévaluation et de la mise à jour des barèmes fiscaux et des seuils d’exonération.
Les ajustements ont été annoncés à travers des communiqués publiés dans le cinquième numéro du Journal officiel. Ils concernent notamment l’impôt sur le revenu, l’impôt sur les successions et donations, la taxe sur les véhicules, ainsi que plusieurs frais administratifs.
D’après le ministère du Trésor et des Finances, le taux de réévaluation pour l’année 2025 a été fixé à 25,49 %. Sur cette base, l’ensemble des taxes, redevances et montants fixes applicables en 2026 a été revu à la hausse.
Les tranches de l’impôt sur le revenu ont été relevées pour 2026. La première tranche passe à 190 000 livres turques, contre 158 000 auparavant. La deuxième est fixée à 400 000 livres, la troisième à 1 million de livres, tandis que la quatrième atteint désormais 5,3 millions de livres.
Pour les salariés, le troisième seuil d’imposition a été porté à 1,5 million de livres. Cette révision permet aux contribuables d’accéder plus tard aux tranches supérieures par rapport aux années précédentes.
Les indemnités journalières ont également été augmentées, avec une hausse de l’indemnité de repas à 300 livres et celle de transport à 158 livres.
Les exonérations sur les revenus locatifs ont été relevées à 58 000 livres, celles sur les plus-values à 150 000 livres, tandis que le seuil des gains occasionnels exonérés atteint désormais 350 000 livres.
Le seuil minimal de déclaration pour les revenus non soumis à retenue est fixé à 22 000 livres. Les plafonds des dépenses déductibles ont aussi été revus, notamment pour les véhicules, avec une augmentation du loyer mensuel déductible et du plafond d’amortissement à l’achat.
Les déductions accordées aux personnes en situation de handicap ont été revalorisées selon le degré d’invalidité. Les montants atteignent désormais 3 000, 7 000 et 12 000 livres.
Le plafond d’exonération de la taxe spéciale sur la consommation a également été relevé à 2,873 millions de livres.
Les artisans vendant des produits fabriqués à domicile, y compris via les plateformes numériques, bénéficient désormais d’exonérations élargies. Le plafond d’exonération a été porté à 1,9 million de livres.
Les seuils du régime fiscal simplifié ont été actualisés, tout comme le plafond de la réduction d’impôt accordée aux contribuables respectant leurs obligations fiscales, désormais fixé à 12 millions de livres.
L’exonération sur les héritages au profit du conjoint et des enfants a été portée à 2,9 millions de livres, tandis que celle sur les donations non rémunérées atteint 66 935 livres.
La taxe sur les véhicules a augmenté de 18,95 %. Les frais de passeport, de permis de conduire et d’enregistrement des téléphones importés ont également été relevés. L’enregistrement d’un téléphone mobile venant de l’étranger coûte désormais 54 258 livres.
Parmi les autres mesures figurent la hausse du droit de timbre, la révision des amendes notamment celle pour non-émission de facture fixée à 17 000 livres ainsi que l’augmentation de la taxe de sortie du territoire à 1 250 livres.
L’ensemble de ces dispositions s’inscrit dans une réforme fiscale globale entrée en application le 1er janvier 2026.
Yolande Bazié
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