Un drame d’une extrême gravité s’est produit ce lundi 9 février 2026 à la Cour d’appel de Mongo, dans la province du Guéra, lorsqu’une audience judiciaire a viré au chaos avec l’assassinat d’un accusé en pleine salle d’audience.
L’affaire portait sur un habitant de Bitkine, poursuivi pour le meurtre d’un nomade. Transféré à Mongo pour comparaître devant la juridiction compétente, l’accusé faisait face à la justice en présence de plusieurs membres de la famille de la victime, venus assister au procès.
Parmi eux se trouvait un gendarme, parent de la victime, présent en civil. Selon plusieurs sources concordantes, alors que l’audience se déroulait sans incident majeur, l’homme aurait brusquement sorti un couteau et porté un coup à l’accusé au niveau du pied, provoquant un mouvement de panique dans la salle.
La situation aurait rapidement dégénéré. Le même individu aurait ensuite dégainé son arme à feu et tiré à deux reprises sur l’accusé. Touchée une première fois à l’épaule, la victime aurait reçu un second tir à la tête, lui causant la mort sur le coup, sous les yeux des magistrats, des avocats et du public présents.
Après les faits, l’auteur présumé des tirs aurait tenté de prendre la fuite avec l’aide supposée de complices. Il a toutefois été interpellé par les forces de sécurité à la sortie du bâtiment judiciaire et immédiatement maîtrisé.
Selon des sources sécuritaires locales, trois personnes, dont le gendarme impliqué, ont été placées en détention à Mongo. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de ce drame et d’établir les responsabilités dans cette affaire qui relance le débat sur la sécurité des juridictions et le respect de l’État de droit au Tchad.
Yolande Bazié
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