Après de longs mois de blocus, la ville de Kadugli, capitale de l’État du Kordofan du Sud, retrouve enfin une bouffée d’oxygène. L’armée soudanaise a annoncé, ce mardi, la levée du siège qui coupait la ville du reste du pays, ouvrant à nouveau les principales voies d’accès.
Selon un communiqué officiel, les forces armées soudanaises, appuyées par des forces alliées, sont parvenues à rouvrir la route stratégique Kadugli–Dalanj à l’issue de combats intenses. Cette avancée permet désormais l’acheminement de vivres, de médicaments et de l’aide humanitaire attendue depuis des mois par les populations locales.
Pour les habitants, cette annonce sonne comme une délivrance. Des dizaines de milliers de personnes vivaient jusque-là dans des conditions extrêmement difficiles, confrontées à la pénurie alimentaire, au manque de soins médicaux et à une insécurité permanente. L’isolement prolongé avait gravement détérioré le quotidien, rendant l’accès aux produits essentiels presque impossible.
Au-delà de l’aspect humanitaire, la levée du blocus de Kadugli revêt une forte portée symbolique dans le contexte du conflit soudanais. Le gouverneur du Darfour-Ouest, Bahr Eddine Adam Karama, y voit non seulement une avancée militaire, mais aussi un signal d’espoir pour le redressement du pays, le retour progressif de la sécurité et l’échec des tentatives de fragmentation nationale.
Si la situation reste fragile, la réouverture de Kadugli marque néanmoins un tournant majeur pour une population longtemps prise au piège de la guerre.
Cheick Omar Ouédraogo
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