Les forces de défense et de sécurité poursuivent leur offensive contre l’exploitation illégale des ressources minières dans le sud-est du Sénégal. En effets, le dimanche 4 janvier 2026, une opération de grande envergure menée par la Brigade de gendarmerie de Saraya, avec l’appui du Groupe d’Action Rapide de Surveillance et d’Intervention (GARSI) basé à Saiensoutou, a permis le démantèlement d’un important site d’orpaillage clandestin dans le village de Baninkhoto, commune de Missirah, département de Saraya.
L’intervention s’est déroulée entre 08 heures et 13 heures, dans une zone située en pleine brousse, aux abords du fleuve Falémé, un espace régulièrement exploité de manière anarchique par des orpailleurs clandestins. Cette zone aurifère est particulièrement sensible en raison des risques environnementaux, des menaces sécuritaires et des pertes économiques liées à l’exploitation illégale de l’or.
Selon des sources sécuritaires, l’opération s’inscrivait dans le cadre des missions permanentes de surveillance et de sécurisation des zones minières confiées à la Gendarmerie nationale.
Sur place, les forces engagées ont découvert un site clandestin fortement équipé, témoignant de l’ampleur de l’activité illégale menée dans la zone.
Le bilan de l’opération fait état de la destruction de dix-sept (17) machines dites “cracheuses”, couramment utilisées pour l’extraction et le lavage du minerai aurifère. En outre, les gendarmes ont procédé à la saisie de onze (11) motopompes, servant à l’aspiration de l’eau, ainsi que d’une motocyclette, utilisée par les exploitants pour leurs déplacements.
Aucune interpellation n’a été signalée au moment de l’intervention, les occupants du site ayant pris la fuite à l’arrivée des forces de sécurité.
L’orpaillage clandestin constitue une menace sérieuse pour l’environnement, notamment à travers la dégradation des sols, la pollution des cours d’eau et la destruction des écosystèmes. Le fleuve Falémé, ressource vitale pour les populations riveraines, est particulièrement exposé aux conséquences de ces pratiques illégales.
Au-delà de l’impact écologique, l’exploitation anarchique de l’or favorise également l’insécurité, les conflits communautaires, la criminalité transfrontalière et la perte de revenus pour l’État, au détriment du développement local.
Face à cette situation, la Gendarmerie nationale du Sénégal réaffirme sa détermination à intensifier les opérations de contrôle et de démantèlement des sites d’orpaillage clandestins sur l’ensemble du territoire national, en particulier dans les zones aurifères de l’est du pays.
Elle appelle par ailleurs les populations à collaborer activement avec les forces de sécurité en signalant toute activité suspecte.
Cette nouvelle opération illustre la volonté des autorités sénégalaises de préserver les ressources naturelles, de protéger l’environnement et de renforcer l’autorité de l’État face à l’exploitation illégale des richesses minières.
Yolande Bazié
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