La cité de Panu, située dans la province du Kwilu, au sud-ouest de la République démocratique du Congo, traverse une grave crise sécuritaire. De violents affrontements opposant des éléments de la police à des groupes de jeunes ont fait plusieurs morts et provoqué une paralysie quasi totale de la localité.
Selon des sources locales concordantes, le bilan provisoire fait état de deux policiers et d’un civil tués, ainsi que de plusieurs civils grièvement blessés. Ces violences ont semé la panique au sein de la population, poussant de nombreux habitants à fuir leurs domiciles pour se réfugier de l’autre côté de la rivière Kasaï.
« La cité s’est très mal réveillée ce matin. Les maisons se vident, la peur est partout », témoigne le père Don-Bosco Mikwa, missionnaire catholique basé à Panu.
Face à cette situation, le député provincial du Kwilu, Homard André Bogard, lance un appel pressant aux autorités nationales et provinciales. Il qualifie la situation d’« intenable » et réclame une intervention urgente des forces de sécurité afin de rétablir l’ordre, tout en insistant sur le respect des droits des civils.
D’après plusieurs témoins, les violences auraient éclaté après l’arrestation de trois chefs de groupes de jeunes, communément appelés « Kuluna ». Les partisans de ces derniers auraient tenté de s’opposer aux interpellations, ce qui a dégénéré en affrontements dans plusieurs quartiers.
Les conséquences sur la vie quotidienne sont importantes. Les écoles, marchés et centres de santé sont fermés, les activités économiques sont à l’arrêt et la circulation est fortement perturbée.
Le bourgmestre de Panu, Zénon Mufele, affirme ne pas disposer d’informations précises sur l’identité des assaillants. Il indique également qu’aucune concertation préalable n’a eu lieu avec lui avant les opérations ayant précédé les violences, rejetant toute implication des autorités locales.
De leur côté, les autorités provinciales assurent suivre la situation de près. Sur le terrain, cependant, la population attend des actions concrètes pour restaurer la sécurité et venir en aide aux familles touchées.
À Panu, l’urgence reste entière. La cité demeure sous tension, dans l’attente d’un retour effectif au calme.
A. Flora baro
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